Les enfants et les adolescents bénéficient d’un cadre thérapeutique leur permettant de mettre en mots, en émotions, en images et en sensations leur vécu. Ils y sont invités à travers la parole et le matériel symbolique, notamment. Plusieurs types de thérapies sont pratiquées de façon intégrative.

Thérapie individuelle, familiale et groupale

D’un point de vue analytique et systémique, mes patients et leur famille sont considérés comme un tout dans une dimension bio-psycho-socio-familiale. Dans chaque situation, il y a une articulation entre un setting individuel et familial.

Suite au premier entretien avec l’enfant/l’adolescent et ses parents, nous déterminons le setting thérapeutique pour la suite : en individuel, en famille et/ou avec de la guidance parentale. Des points de situation sont proposés de façon régulière, afin d’évaluer les effets du processus thérapeutique et d’éventuelles autres mesures mises en place.

La collaboration avec le réseau entourant l’enfant/l’adolescent fait partie intégrante du processus thérapeutique. Nous en discutons avec les parents et la réalisons avec leur accord.

Thérapie EMDR

La thérapie EMDR (désensibilisation et retraitement des informations par les mouvements oculaires) a été inventée par Francine Shapiro, du Mental Research Institute de Palo Alto, en 1989.

L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) l’a reconnue comme une thérapie de choix pour le traitement des traumatismes.

Elle permet de changer l’endroit de stockage mnésique dysfonctionnel des informations dans le cerveau, afin qu’elles soient intégrées et que les souvenirs ne soient plus ravivés par des déclencheurs.

Elle peut être aussi bénéfique pour traiter d’autres problématiques, notamment les peurs, les troubles du sommeil et les migraines.

Fascicules d’explication de la thérapie EMDR à télécharger :

Intégration du Chemin de la Vie (ICV)

Cette thérapie a été créée par Peggy Pace, psychothérapeute américaine, au début des années 2000.

L’ICV repose sur des recherches en neurosciences, portant sur l’anxiété, le trauma et l’attachement. Elle permet d’intégrer les souvenirs traumatiques dans sa ligne de vie, sa biographie et d’améliorer les difficultés de régulation émotionnelle issues d’expériences précoces de traumatismes, de carences, de négligence et/ou d’insécurité d’attachement.

L’ICV emploie un outil qui lui est propre, la Ligne du Temps, pour « prouver » au corps du patient que le temps a passé, et permet de relancer le travail de datation de l’hippocampe, bloqué dans le trauma.

Au début de la séance, le patient « sait » que le trauma est fini, mais son corps y réagit toujours (cauchemars, rythme cardiaque, mains moites, angoisses, etc). En quittant la séance, le patient « sent » que le trauma se situe derrière lui, que c’est fini. Il y alors une intégration au niveau cortical et limbique, dans une expérience tant rationnelle (hémisphère gauche) que sensorielle et non verbale (hémisphère droit), selon Van der Kolk, 2018.

La Ligne du Temps permet également d’intégrer des expériences traumatiques préverbales, dans la mesure où la mémoire de ce temps-là est, comme la mémoire traumatique, essentiellement implicite (corporelle). Là encore, le patient expérimente dans son corps la sensation du temps qui a passé, qu’il a grandi et que les événements vécus sont terminés.

D’après le livre La régulation des émotions dans la famille, J. Smith, A. Janner Steffan et L. Mann, 2019.

Quelques liens sur des vidéos expliquant l’ICV :

Joanna Smith, psychothérapeute française et superviseur en ICV, et Catherine Clément, psychiatre, présentent la thérapie ICV :

Et encore Joanna Smith sur  la régulation émotionnelle chez l’enfant :

Homéopathie

L’homéopathie est proposée en complément à la psychothérapie, notamment en cas de traumatismes, d’anxiété, de troubles du sommeil et de concentration.